Ce mardi 26 septembre, les élèves de 4-5-6èmes Déco accompagnés par leurs professeurs sont en visite au Grand Hornu pour l’expo :

NENDO: INVISIBLES OUTLINES

“Hornu Design. Superbe expo d’Oki Sato, le designer que tout le monde s’arrache.
Ce n’est ni à Milan, ni à Londres mais bien au Grand Hornu design (CID) que le designer japonais dont tout le monde parle, Oki Sato, a choisi de présenter sa première grande exposition européenne avec 200 pièces. Elle est d’une beauté à couper le souffle, avec un minimalisme de pure poésie, doublé d’un humour, d’une intelligence et d’une inventivité sans bornes.Oki Sato c’est le phénomène « Nendo » et un bureau d’un trentaine de personnes, basé au Japon, qui réalise plus de cent projets par an qu’on retrouve bien souvent dans les musées.
Au Grand-Hornu, il utilise tous les espaces disponibles pour le design. Marie Pok, la directrice du CID qui a réussi à le faire venir, a été très impressionnée par le montage de cette expo : 16 collaborateurs venus du Japon durant dix jours, travaillant comme des fous et réglant les moindres détails come un installation artistique : changer tous les spots, préparer au Japon les numéros joints aux objets et suspendus, une musique créée spécialement, la conception du graphisme général, des écrans, du guide du visiteur, la place exacte de chaque ombre, jusqu’aux choix des produits de nettoyage. Tout est étudié, d’une précision millimétrée pour un résultat d’une classe folle et légère.
Le thème pris est celui des « contours invisibles » ou comment il faut apprendre à voir autrement les objets, en jouant sur les contours, les bords soustraits, inventés ou métamorphosés.
Cela donne, toujours en noir et blanc, des tables de verre et métal qui semblent flotter dans l’air ou s’emboîter mystérieusement. Ou des tables dont le dessus est en verre coulé qu’Oki Sato a laissé « déborder » de manière aléatoire. Ou des tasses de silicone si fines que leurs bords bougent comme des feuilles sous le vent d’un ventilateur, une incitation sensuelle à les toucher, créé pour un salon sur l’érotisme du design !
Vases flottants
« Jellyfish vases », est un incroyable aquarium rempli de vases en silicone, bleutés ou rosés, qui flottent sous l’emprise d’un courant d’eau. Avec Nendo, même le vent et le courant de l’eau peuvent être « designés ».
En enlevant ici un coin de table, là le lien avec un support de tabouret, l’objet semble devenir aérien. Ailleurs, des tables blanches, tout en finesse, se transforment imperceptiblement en tables cannelées de métal blanc.
Le créativité de Nendo semble universelle : des pantoufles comme des cônes, des chocolats high tech, des tapis tissés d’un seul trait. Ou il réinvente le clip de documents, le chargeur GSM, le carnet Moleskine. Parfois, cela devient pur objets d’art comme ses variations sur le contour d’une feuille de papier ou de cartes: des feuilles normales, chiffonnées, abîmés par la pluie, sont ramenées à leurs contours qui forment une sculpture.
Ou les bouteilles d’eau emprisonnant les différentes pluies du Japon, mêlées à la neige ou aux feuilles d’automne.
Oki Sato était là bien sûr, pour l’ouverture de son exposition, l’air adolescent, souriant affable, drôle. Il est né en 1977 à Toronto au Canada et est diplômé d’architecture de l’université de Waseda à Tokyo en 2002 quand il fonde déjà le studio Nendo. Il a été depuis, classé dans les 100 Japonais les plus respectés, sacré « designer of the year » par Wall paper et Elle Decor, créant une vraie Nendomania.
Marie Pok : « Au Japon, longtemps le souci était de produire de façon rentable et l’accent était mis sur la technicité, l’efficacité, le processus industriel. Pendant ce temps, l’emprise de la tradition demeure. Depuis une quinzaine d’années, le Japon se rend compte qu’il a aussi besoin d’idées, de créativité, de singularités, de designers qui défendent des ‘idées ‘. » Comme Nendo.
Nendo, Grand Hornu design, CID jusqu’au 1er octobre.”